Lumières d’hiver

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C’est au moment de voir l’hiver pointer le bout de son nez que les espaces professionnels changent d’ambiance. On ne parle pas ici des divers sapins et autres décorations qui s’insèrent avec plus ou moins de succès dans les bureaux, mais de la luminosité elle-même de l’endroit. À celles et ceux qui s’interrogent, non, les guirlandes lumineuses clignotantes ne comptent pas comme une source d’éclairage - sauf au moment des factures. Ce qui se voit évoqué ici est l’illumination globale du lieu de travail.

Peut-être enfonce-t-on des portes ouvertes en posant comme base de départ que, lors de la saison hivernale, le soleil inonde moins le quotidien. Il s’agit pourtant d’un fait avéré, difficile à nier, aisément vérifiable. Ceci est valable aussi bien dans l’hémisphère sud que dans l’hémisphère nord, aux tropiques que dans les zones boréales: bref, tout le monde est logé à la même enseigne.

Le seul moyen d’esquiver la pénurie de rayons de soleil est un aménagement judicieux des lieux où nous passons le plus gros de nos journées. Quand tout est gris à l’extérieur, quand le ciel est si bas qu’on peut le toucher avec le sommet du crâne, il est salvateur d’avoir un refuge contre les assauts de la grisaille.

Le terme de refuge n’est ni usurpé ni disproportionné. C’est au cœur de l’hiver que le plus d’accidents et le plus de suicides surviennent. Le thème de la déprime hivernale n’est pas un épouvantail agité en soirée par des cyniques en mal de public : on estime qu’une personne sur six développe des symptômes dépressifs durant ladite saison.

Si, en sus de cela, le lieu de travail est mal éclairé, on confine au crime et au châtiment. Les médecins de l’œil savent depuis longtemps qu’en hiver notre vision passe en mode mésopique, afin de réussir à voir dans un environnement mi-ombre mi-lumière. Ce système de vision est notamment celui qui s’enclenche lorsque l’on est exposé à de l’éclairage nocturne urbain ou à la luminosité d’un écran d’ordinateur.

Or la vision mésopique entraine une baisse de l’acuité visuelle, des troubles de la perception des couleurs et de l’espace, une restriction du champ visuel, sans compter d’autres effets secondaires peu sympathiques sur le long terme. La stimulation perpétuelle de ce regard sur le monde - stimulation qui ne devrait être que temporaire - est ainsi à l’origine de diverses maladies professionnelles. Aucun employeur digne de ce nom ne peut traiter cette question par dessus la jambe ; au contraire, il a meilleur temps de s’en emparer à bras le corps, car il en va de la productivité de ses dévoués sbires.

On le voit, l’aménagement des bureaux (mentionné plus haut en tant que solution à l’hiver) peut avoir une profonde influence sur le moral des troupes dans le quotidien. Jouer sur la lumière en choisissant une lampe de bureau professionnel a de fortes chances de faire pencher la balance en faveur du bien-être collectif durant la morne saison… Le seul risque sera alors de se sentir si bien dans les bureaux que tous voudront y hiberner!

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