Tourisme, une place au soleil pour tous

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Le tourisme de masse fait souvent l’objet de critiques à tort et à travers, là où pourtant il permet à la majorité de découvrir et de profiter des merveilles de notre planète. Ceux-là qui critiquent seraient-ils les tenants de l’ordre ancien du monde, où seuls les privilégiés avaient accès au voyage et à la découverte? On croirait entendre la même rengaine qu’il y a un siècle, lorsque les premiers congés payés et vacances furent accordés aux classes populaires et que les classes aisées poussèrent des cris d’orfraie. Le monde a cependant changé, et heureusement !

Se déplacer d’un point à un autre du globe a ouvert d’innombrables perspectives à tous ceux désireux d’aller goûter les saveurs de la vie sous d’autres cieux que les leurs. Franchir les méridiens alimente les fantasmes, bien que ces lignes n’aient aucune existence autre que symbolique. Il en va de même des frontières : celles-ci n’ont plus valeur de murs - à quelques exceptions malheureuses près. Il était donc parfaitement prévisible et naturel que les foules s’empressent de saisir leur chance.

S’il y a assez de place au soleil pour tous, ce n’est cependant pas systématiquement le cas pour l’hébergement. Hé oui ! Il n’est pas rare que, sous la pression touristique, les infrastructures échouent à se développer au même rythme. Ce ne sont pourtant pas les efforts qui manquent en la matière : les autorités et hôteliers ont identifié depuis longtemps les bienfaits qu’il y a à tirer d’un afflux massif de population à certaines périodes de l’année.

C’est ainsi que, dans les stations de montagne, près de 300 000 personnes peuvent défiler au cours de l’hiver (si l’on en croit les statistiques du côté de Val Thorens) tandis qu’en été la tendance est à la ville fantôme, cowboys et outlaws en moins. Il n’y a rien à envier aux manchots empereurs se serrant les uns contre les autres pour survivre aux frimas de l’Antarctique !

Cela n’est sans doute pas si mal : l’union fait la force, or il en faut pour défendre son droit à bénéficier d’un repos bien mérité. Prendre une location de résidence à Val Thorens, par exemple, est l’assurance de partager des moments inoubliables à plusieurs et de faire moult rencontres, avec des personnes originaires de tous horizons, de toutes contrées. On estime couramment que sept individus sur dix viennent de l’étranger durant la saison de ski ; un tel brassage international a de quoi réjouir et stimuler.

Fraternité de voyageurs, solidarité sportive? Quoi qu’il en soit, il y a quelque chose de profondément émouvant à voir les hordes de touristes monter ensemble en longues files vers les cimes si ardemment désirées, pareilles à un gigantesque essaim d’abeilles s’en allant apporter un peu de vie à des lieux qui, sans eux, se révéleraient par trop vides.

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